heberlué
Publié le 6 Décembre 2012
Tu m'a fait troubadour, herberlué d'amour...
J'aime la poésie enfantine mais tout sauf naïve de Picasso. Ca a l'air grossier et puérile pour le vulgaire, mais c'est une stratégie qui repousse ceux qui manquent d'âme. Et pour ceux qui savent regarder, on voit dans ce regard, à la fois l'assurance et le vulnérable, l'hypnose autant charnelle que spirituelle. On voit la source de lumière dans ce dessin. Cette lumière qui inonde d'en-haut le personnage, qui lui éclaire le troisième oeil, le sommet du crâne, l'auréole métaphorique du chapeau. On comprend instictivment la posture du corps, la poitrine gonflée d'air, les épaules hautes, le pas allant, les narines ouvertes à la vie, le sourire fier et peu sûre de lui. A remettre cela en rapport avec le reste de l'oeuvre de l'artiste, en comprenant les citations faites et la place prise dans l'histoire de l'art, on se dit qu'il y a du génie poétique. Et sans même réfléchir à tout cela, je me rappelle simplement du jour précis où cet oeuvre m'a parlé et attrappé la première fois.
Au premier regard ce tableau me renvoit à moi-même, je suis herberlué d'amour...
/image%2F0241832%2F201304%2Fob_6019a800742151f01bd1cbe2b5f9f80e_photo-y.png)