les oiseaux se cachent pour mourir

Publié le 4 Février 2013

les oiseaux se cachent pour mourir
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les oiseaux se cachent pour mourirles oiseaux se cachent pour mourir

A lire tes mots, ma poitrine se resserre, mon corps brûle, mes yeux se mouillent. J'avais misé sur l'absolu et l'infini s'est dérobé sous mes doigts. Je rêvais d'alchimie, il y avait de l'or et c'était toi. J'ai tant de regrets, tant de larmes. Des espoirs à évanouir, comme autant d'oiseaux qui se cachent pour mourir. Dommage, car si au moins je savais quelque chose, c'était de me sentir exister quand j'étais avec toi... je te cite, exister au sens propre du terme, exister comme le feu vivant d'Héraclite. Maintenant il faut ne pas résister à la puissance des choses en marche, au cosmos, qui naît et s'éteint en juste mesure. Se laisser mourir pleinement pour regénérer ses forces. Et le silence de plomb déroule son emprise sur le temps qui passe et me sépare de toi. Tout se métamorphose mais rien ne s'oublie vraiment. Je verrai encore longtemps ta maison de l'autre côté du fleuve sur ma ligne d'horizon. Je recommence. J'ai tant de regrets, tant de larmes. Des espoirs à évanouir, comme autant d'oiseaux qui se cachent pour mourir. Mes pieds sont nus. Je marche sur le sol rocailleux du chemin. Ton souvenir restera comme une balise. Car j'ai peur, je ne te le cache pas. Peur de vieillir sans toi dans ce monde hostile et peur de me dire que tu n'es plus là. Je perds tellement. Pour toi, je pleurerai tout mon corps.

Rédigé par Monsieur Yves

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