une ampoule chevillée au ciel

Publié le 20 Novembre 2012

une ampoule chevillée au ciel

Il y a un tragique solaire qui n'est pas celui des brumes.

J'aime l'ardeur andalouse, les photos de corridas, les flamencas et le soleil qui tape à grosse louchée sur la Mer Méditerrannée.

J'aime les incantations viriles de La Caita, les élégies espagnoles, les toiles fièvreuses de Tapiès ou Picasso.

Les vieux disques qui crépitent durant les montées lyriques des barritons italiens, les ouvertures tragiques et romantiques des opéras de Verdi. J'aime Aida.

J'aime lire Héraclite et regarder l'impermanence de ce monde qui se fait et se défait sous mes yeux, comme dans un feu, toujours le même, jamais le même.

J'aime les jours de canicules, le cri strident des hirondelles qui sentancent l'arrêt du temps.

Je suis né en Valais, terre périphérique sèche à la peau et délavée de lumière. Ici, le tragique nait au delà des toits, au-dessus des têtes. Il s'élève avec le vertige de ses murs de vignes et dans la neige de ses arrêtes qui tranchent l'azur du ciel.

L'Andalousie, l'Espagne, l'Italie, la Grèce pré-socratique et le Valais. Autant de noms propres, aucun synonyme, qui me racontent la passion de vivre sous cette ampoule chevillée au ciel, que l'on appelle le soleil.

Rédigé par Monsieur Yves

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Quelle splendeur!
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