la Fornarina

Publié le 9 Novembre 2012

la Fornarina

Ce portrait de La Fornarina par Raphaël, a toujours été l'une de ces oeuvres de peinture italienne de la Renaissance qui a sur moi faite la plus grande impression. L'érotisme de ce portrait est emprunt d'un tel humanisme, qu'il ne saurait provoquer en moi autre chose qu'un fort sentiment de nostalgie. Ici, l'érotique est vrai. Il est celui de l'amour. De l'amour des chairs de feu dénudés. De l'amour du regard. Ce noir regard qui n'a d'égal que la noirceur de la chevelure. Du jeu convenu de séduction emprunt d'un peu de gêne où le fin voile d'habit ne suffit pas à cacher son désire de dévoilement et d'intimité. Et c'est pour Raphaël, à n'en pas douter, que La Fornarina met sa main sur son coeur.

Si je ne devais garder qu'une seule oeuvre de Raphaël, c'est avec une évidence certaine que c'est celle là que j'élirais. Je laisserais pour elle toute la production religieuse du peintre italien, car c'est bien dans ce portrait profane de sa jeune maîtresse que se trouve la plus profonde religiosités raphaëlienne. Picasso d'ailleurs ne s'était pas trompé en reformulant à l'envie ce portrait d'amour du jeune maître.

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