les vieilles pierres

Publié le 9 Novembre 2012

les vieilles pierres

J'aime les vieilles pierres. Celles qui possèdent quelque chose d'archaïque comme le fin fond de l'être. Celui-là même qui puise ses racines jusque dans le terreau primaire du minéral. Car l'homme est autant chaos dansant et poussière d'étoiles que roc solide sur lequel s'est bâti une culture. Et à l'image de ce pays, la terre ne ment pas. Elle donne à celui qui la cultive avec amour, et se ruine sous les mains de celui qui la ravage. Dans le cas de l'homme son agriculture spirituelle se nomme humanisme. Elle est le terreau premier de sa différenciation avec le règne animal. Elle forme une longue chaîne où ce qui est ancien importe en quantité et en qualité. Et disons le franchement, comparativement à cela, la vacuité de l'invention de la bombe atomique ou du téléphone portable ne sont pas de véritables progrets. Non, les vrai grands progrets de l'humanité ont été inventé en dehors du temps. Oublier cette leçon, faire fi des mythes, clamer le règne sans partage du calcul de raison, c'est vider l'humanisme de sa substance première et l'humain de l'antiquité de son âme.

J'en reviens donc au début de mon billet : j'aime les vielles pierres, celles qui tels ces murs de vigne délavés au soleil du Valais, élèvent mon âme par les nombreux tours et détours de leurs escaliers.

Rédigé par Monsieur Yves

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